Cédric Pichot restaurateur "les 2 Potes Au Feu" association Espace Chénaie


Publié par Etudiant Bachelor Sciences Com' le 16/06/2021 - Association #Espace Chenaie


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Cédric Pichot, gérant de “Les 2 potes au feu”. Crédits : Les 2 potes au feu. 

De commis de cuisine à dirigeant de trois restaurants

D’abord à la peine dès le début de son parcours scolaire, Cédric Pichot s’oriente vers une quatrième technologique. Il obtient son BEP/CAP cuisine, et sera cuisinier pendant six ans. Mais il continue à s’aguerrir, et dirige désormais trois établissements à 46 ans. 

« J’ai redoublé le CM2 et la cinquième ». Rien ne laissait présager que Cédric Pichot serait chef de plusieurs entreprises. Pourtant, il est aujourd’hui gérant de trois restaurants, tous situés à Nantes et ses alentours. Cette ascension construite dans le temps, il la doit à sa détermination. « J’avais une envie tellement forte de réaliser mon rêve » confie ce passionné, qui a toujours voulu faire de la cuisine. Il y a toujours cru, lui qui « à force de travail, [finit] toujours par y arriver ». Mais il le doit aussi à ses divers cursus. Des études de cuisine, un brevet de technicien en hôtellerie, puis une mention traiteur.  

Un féru de cuisine…

Ses débuts sur les bancs de l’école étaient pourtant chaotiques. « J’étais en très grande difficulté » avoue Cédric. Ce dernier veut cuisiner. Il quitte alors la filière générale à partir de ses 14 ans, passe une troisième technologique, et rejoint un CAP/BEP en cuisine. Dès son plus jeune âge, Cédric a dû se surpasser. « Après un événement survenu quand j’avais 14 ans, j’ai dû faire preuve d’encore plus de détermination pour m’en sortir, je n’avais pas le choix ». Dès lors, les lacunes vont s’éloigner car il « avait la certitude d’avoir trouvé [sa] voie ». 

S’en suivent un brevet technicien hôtelier, réalisé au Lycée Nicolas Appert de Nantes, et une mention traiteur à Bougainville. Il se forge en étant cuisinier, avant de devenir adjoint de direction chez Campanile ou Hippopotamus, en région parisienne.  « Ce furent des années très formatrices dans ces grands groupes » ajoute-t-il. Il va être amené à voyager assez régulièrement, de Saint-Nazaire au Val d’Oise, en passant par Brest. Cédric sera dirigeant d’un Campanile parisien pendant 6 ans, puis d’un hôtel 4 étoiles au Bourget. Une route qui ne sera pas un long fleuve tranquille.

…Malgré un parcours semé d’embûches

Mais il en a vu d’autres. Alors qu’il a 24     ans, il est affecté à sa première mission de directeur. Une bonne nouvelle sur le papier. Néanmoins, lui et sa conjointe sont propulsés à Ecouen, dans le Val d’Oise, alors qu’ils travaillaient à Saint-Nazaire. « J’arrête de bosser le samedi, le lendemain il fallait déjà être sur place ». Là-bas, il échange avec le vigile, qui lui apprend que le contrat des 12 membres de l’équipe se termine. « On n’est que deux pour l’ouverture » s’exclame-t-il, en levant les sourcils.
Cédric n’avait pas non plus hésiter à quitter les grands groupes quand leur philosophie ne lui plaisait plus. « A l’époque, c’était du fait maison, on avait de la liberté en cuisine » dit-il. « C’est devenu beaucoup plus dicté par l’industriel, le sous-vide ».

Des valeurs et des convictions…

Son désir de revenir aux sources l’amène à lancer « Les 2 potes au feu ». Pour autant, en tant que dirigeant, il n’oublie pas d’où il vient. En effet, si certains dirigeants préfèrent passer leur temps dans un bureau, pour lui « il est hors de question d’être autre part que dans [ses] établissements ». En outre, il lui est également inconcevable de ne pas proposer des plats faits sur place, c’est pourquoi « tout est fait maison, je me bats pour cela ». Le quadragénaire privilégie une carte simple, avec « ce qu’il faut dans l’assiette, de la qualité, et des recettes selon la saison ». Pour ce faire, il peut compter sur un producteur « qui prône le local et fait vivre les fermes aux alentours ». Et quand il n’y a pas le produit, « on travaille autre chose, tout simplement ». Enfin, il ne s’imagine pas devoir gérer trop d’établissements car il « [ne veut] pas perdre le fil du contact avec les clients », mais aussi « de la qualité culinaire ». Il rappelle que « les gens viennent au restaurant pour avoir du contact, profiter d’une ambiance ».


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