Rose Dupé, restauratrice chez "Parfum de Crêpe" association La Bastille


Publié par Marie Lemaire etudiante Bachelor Sciences Com' le 16/06/2021 - Association #Bastille (BEC)


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Rose Dupé devant son restaurant Parfum de Crêpe (crédit photo : Marie Lemaire)

Rose Dupé, de la comptabilité à la restauration, une vie professionnelle surprenante !

Devenue restauratrice à 48 ans, elle revient avec fierté et sans le moindre regret sur son parcours. Il y a 10 ans, Rose Dupé ouvrait son restaurant Parfum de Crêpe rue de la Bastille à Nantes après deux licenciements et 26 ans de carrières professionnelles.

Enfant « pas douée à l’école », dyslexique et bègue… Rien ne destinait Rose Dupé à devenir patronne d’un restaurant. Pourtant en mars 2011, Parfum de Crêpe, pend crémaillère après sept semaines de travaux rue de la Bastille à Nantes. Après 26 ans de carrière sous la direction d’autrui, une envie d’entreprendre la ronge pour s’épanouir par soi-même.

A 48 ans, Rose Dupé démarre alors sa troisième vie professionnelle.

Au départ de sa vie, Rose essuie un parcours scolaire chaotique et rêve d’intégrer l’école du Cirque à Paris à 16 ans. Ses parents s’y opposent et l’orientent vers des études de comptabilité, plus conventionnelles et sûres. Son envie de s’exprimer, d’échanger et de rencontrer,  s’exprimera à travers le théâtre qu’elle pratique sur son temps libre.

Une vie professionnelle atypique

Après l’obtention de ses diplômes en comptabilité dans les années 80, débute une expérience de 13 ans dans le secteur bancaire à différents postes. Cette phase de vie s’arrête avec le début de la crise économique de 1996. Elle est licenciée par son entreprise… Sa force de caractère et son goût pour l’immobilier lui donnent l’opportunité de rebondir. Rose Dupé est alors de retour sur les bancs de l’école avec le CNAM en droit et fiscalité, suivi d’une formation qui lui ouvre les portes du notariat. Une nouvelle phase dans sa vie professionnelle de 13 ans qui s’arrête à l’âge de 48 ans avec un nouveau licenciement. Un échec ? Loin de là dans la perspective de vie de Rose Dupé. Elle écoute ainsi son besoin de se faire plaisir et de travailler pour soi.

Une évidence

Une nécessité de rebondir et de donner un nouveau souffle à sa vie professionnelle s’impose à elle. Persévérante, Rose Dupé entame une formation de crêpière à Brest. Il est inconcevable pour elle de commencer, à 48 ans, une nouvelle activité sans diplôme. S'ensuit une saison à Pornic, à la crêperie La Fraiseraie, pendant 6 mois afin de tester le corps à la cadence d’un restaurant. Tout comme sa force de caractère admirative, il suit ! De retour sur Nantes, Rose Dupé poursuit son chemin par une formation à l’afpa en gestion d’entreprise et que tout soit parfait. Une évidence travaillée pour un rêve partagé avec ses futurs clients. L’épanouissement professionnel se trouvait alors dans un come-back et des souvenirs d’enfance : « à la maison, on mangeait des crêpes tous les vendredis soir».

« Il faut être acteur de sa vie et non en être spectateur »

Après une ouverture en 2011, le restaurant qui ressemble à sa propriétaire connaît un début plutôt calme… Un client lui conseille de donner du « peps » à sa façade à moindre coût. Un pot de peinture orange plus tard et un Gwen ha du accroché à l’entrée, la crêperie connaît un nouvel engouement. Un conseil qui a permis de faire bondir le chiffre d’affaires et Thierry, le client, de remporter le cœur de Rose Dupé ! Depuis ce jour, Parfum de Crêpe peut compter sur une clientèle fidèle pour faire face aux possibles difficultés. Son parcours est admirable mais elle l’assure, « il faut arrêter de se lamenter pour tout, il faut aller de l’avant et être acteur de sa vie et non en être spectateur ». C’est donc en maître de sa vie professionnelle et avec Théo, d’abord apprenti puis devenu son bras droit dans la vie du restaurant, que Rose Dupé a su rebondir. Clin d’œil à ses anciennes fonctions qui lui permettent d’être autonome et lui ont permis d’éviter des erreurs en faisant preuve de rigueur. 

 


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