Alexandre Muller gérant du "Manoir de Procé" association Toutes Joies


Publié par Théo Vivier, étudiant Bachelor Sciences Com' le 24/06/2021 - Association #Toutes Joies


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De l’école de commerce au CAP Cuisine, le parcours atypique d’Alexandre Muller. 

Après une école de commerce, Alexandre Muller intègre un CAP Cuisine pour vivre de sa passion. Une reconversion étonnante et un parcours atypique qui le mena jusqu’à la gestion du Manoir de Procé, à Nantes.

« J’avais une petite crise de vocation ». C’est ainsi qu’Alexandre Muller, gérant du Manoir de Procé à Nantes, explique sa reconversion. En effet, à l’époque il est étudiant en école de management à Grenoble, spécialisé en finance. Mais à l’occasion d’un stage dans un Novotel du groupe Accor, son envie de travailler dans la restauration devient plus forte. Alors contrôleur de gestion, il se décide d’aider au service et en cuisine ! C’est ici qu’il découvre l’épanouissement professionnel.

Un goût prononcé pour la cuisine

L’année suivante, Alexandre Muller intègre « Insula » pour son stage de fin de cursus de son Bac+5 en management, un restaurant contemporain situé sur l’île de Nantes. D’abord, contrôleur de gestion, il y restera plusieurs années, jusqu’à en devenir gérant. Mais alors patron de l’établissement, sa passion pour les fourneaux le rattrape et il décide de faire un CAP Cuisine. Ce choix résulte d’un besoin de proximité avec ses équipes car il « adorait cuisiner », mais il « manageait des gens » avec qui il « n’avait pas le même langage ». Seul regret, Alexandre Muller aurait voulu encore plus de technique, que ça soit dans le service, la cuisine ou le vin. Néanmoins, cette formation lui a permis de se rapprocher de sa passion.

« Je pensais que j’allais avoir une vocation pour le contrôle de gestion et la finance mais elle n’est pas venue » révèle Alexandre Muller. C’est bien dans la restauration qu’il s’épanouit. 

Il voulait se différencier des parcours standardisés. Bien qu’il partait dans l’inconnu, une chose était sûre, il « n'avait pas envie de bosser en costard cravate dans une tour de la Défense ». Finalement, son bureau se situe aujourd’hui dans un cadre idyllique, celui du parc de Procé à Nantes. Alexandre Muller souhaitait faire de sa passion pour la cuisine son métier. Un choix soutenu par ses proches. « Cela a été un soulagement de me dire que j’allais trouver un truc qui me plait » avoue l’alsacien. Une prise de risque qu’il ne regrette pas puisqu’aujourd’hui son indépendance et sa vocation pour la cuisine participent à son épanouissement personnel. Alexandre Muller se dit rassuré, « j’allais dans l’inconnu, je n’avais pas vraiment de projet ».

Le CAP Cuisine, une nécessité de crédibilité.

Le parcours atypique d’Alexandre Muller lui permet d’envisager ses actions quotidiennes d’une autre manière. La gestion du Manoir de Procé n’aurait pas été possible sans cette trajectoire inhabituelle. « La façon de travailler et les outils appris lors de mes études me font gagner un temps fou » indique Alexandre Muller. Dorénavant, il peut appliquer ses méthodes pour prendre des décisions efficacement. Une sensation qu’il espère retrouver rapidement dans de nouveaux projets. 


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