Jérome Caillé et Tony Berliot, Salons "Un Hair Naturel" association St Clément


Publié par Chloé Medrykowski étudiante Bachelor Science Com' le 23/06/2021 - Association #St Clément


UN HAIR NATUREL : UN SALON DE COIFFURE QUI S’ENGAGE POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE

Jérôme Caillé n’y connaissait rien aux cheveux. Mais avec son associé et ami de longue date Tony Berlot, ils ont créé 6 salons de coiffure naturelle. Ils entreprennent des actions pour améliorer leur impact sur l’environnement avec l’aide de leurs clients investis.

Salon de coiffure et naturel. Des mots bien contradictoires. Pourtant, Tony Berlot, coiffeur de formation et Jérôme Caillé, entrepreneur, ont décidé de créer les salons un Hair Naturel. Ils ont décidé de créer ces salons de coiffure naturelle suite à une étude du marché qui est très concurrentiel. Il fallait trouver un moyen de se différencier et il se trouve qu’en 2008 il n’y avait pas de salons à base de produits naturels. Ils utilisent des produits végétaux et respectueux de l’environnement. Il s’agissait d’une alternative à la chimie avec des solutions 100% naturelles. Ils participent aussi au développement durable par des actions sociales pour la clientèle et les salariés. Grâce à leur succès, ils en ont ouvert 6 à Nantes et à Carquefou depuis sa création.

Au départ, ces amis de longue date se sont rencontrés dans un salon de coiffure. Tony Berlot était le coiffeur de Jérôme Caillé et ils se sont liés d’amitié. Tony Berlot voulait se reconvertir, il était formateur pour un grand groupe de coiffure et il voulait retourner en salon. Jérôme Caillé ne connaissait rien à la coiffure mais pouvait l’aider dans la gestion de son entreprise. Ils partageaient cette envie commune d’indépendance et d’entrepreneuriat. Ensemble, ils ont collaboré, allié leurs savoir-faire et entamé l’apprentissage commun de la coloration végétale. L’idée est née au début 2008 et le premier salon a ouvert le 25 août de la même année. Ils se sont donc lancés dans « cette aventure rapide mais réfléchie de salons de coiffure naturelle. Cela correspondait à leurs valeurs et leurs convictions personnelles d’actions pour l’environnement. En effet, même dans leurs quotidiens, le développement durable raisonne depuis longtemps. Plus tard, ils se sont rendu compte de la forte demande pour des produits naturels de la part de personnes allergiques aux produits de synthèse. Les personnes qui sortent de chimiothérapie ne peuvent plus se mettre de produits chimiques sur la peau et les salons un Hair Naturel apparaissent donc comme une alternative.

DES ACTIONS FORTES POUR L’ENVIRONNEMENT

Depuis toujours, le respect de l’environnement et du personnel était des conditions primordiales pour les deux fondateurs. Les produits de coiffure végétaux et BIO faisaient encore partie des innovations à l’époque. Mais les associés n’étaient « pas totalement satisfaits de la composition des produits, pas assez naturels et pas vraiment adaptés à la coloration végétale » explique-t-il. La création de leur propre gamme de shampoings en 2015 a été un tournant pour les salons un Hair Naturel. Ils ont donc établi une formule qui répondaient plus à leurs besoins. Jérôme Caillé l’a dit : « Les bouteilles ne sont pas très sexy mais au moins elles sont solides, réutilisables et se recyclent ». Au-delà des produits, un Hair Naturel mène des actions pour leur engagement. Ils sont aussi partenaires de la start-up Capillum depuis 2019. Elle s’occupe de réceptionner les cheveux coupés dans les salons. Ce système évite de mettre les cheveux à la poubelle et donc de créer des déchets. Les cheveux sont ensuite utilisés pour filtrer la pollution située dans les océans. En plus de cela, ils sont adhérents à l’organisme CITEO qui les accompagnent dans leur choix des matériaux et dans les actions de recyclage depuis la création de leur gamme de shampoings en 2015.

MAIS AUSSI DES ACTIONS QUOTIDIENNES 

Un Hair Naturel a mis en place d’autres types d’actions pour un développement durable depuis 13 ans. Par exemple, il y a d’abord eu quelques petites actions comme poser des économiseurs d’eau et de lumières LED. Ils utilisent des meubles en cartons recyclés depuis 2012 qui sont fabriqués par une créatrice de Vertou, à 20 minutes des salons. Jérôme Caillé participe à des salons du vrac chaque année. « Aucun lien avec le milieu de la coiffure » avoue-t-il mais c’est là-bas qu’il trouve une partie de son inspiration. Les clients aussi apportent des idées pour les aider à consommer mieux. Grâce à cela, les bandeaux en coton et la cellophane ont été remplacés par des tissus lavables. Les fournisseurs sont aussi sélectionnés en fonction de leurs actions, leurs engagements et leurs valeurs. Ces fournisseurs doivent « être sur la même longueur d’ondes tout en proposant des produits de qualité » affirme-t-il. Ils privilégient aussi des achats locaux et européens pour limiter l’empreinte carbone produite.

UNE IMPORTANCE POUR LE SOCIAL

Mais le cœur de l’activité d’un Hair Naturel reste de prendre soin de la clientèle. « La coiffure est un moment de bien-être » explique Jérôme Caillé. Des sièges massants ont été installés pour aider les clients à se détendre.  Il porte aussi un regard important sur la santé de ses 32 employées. Avant, beaucoup de coiffeurs tombaient malades à cause des produits chimiques présents dans les colorations. Aujourd’hui, ce problème n’existe plus grâce aux produits BIO et naturels utilisés dans les salons. Un Hair Naturel « doit rester à taille humaine pour continuer à être disponible pour les salariés » confie Jérôme Caillé.  Il y a une réelle volonté de rester proche des équipes de la part des deux fondateurs. La règle des 4 jours de travail a été instaurée dans les salons depuis le début pour leur permettre de prendre du temps pour eux. Le végétal demande une formation très importante pour les coiffeurs car ce sont des notions qui ne sont pratiquement pas évoquées en école de coiffure. Cela demande un investissement auprès des salariés pour les former au végétal. Cette règle fait partie des avantages sociaux proposés par les salons un Hair Naturel pour apport du confort de travail et fidéliser les salariés. « Ce sont des petites actions mais qui finalement apportent pas mal ». En bref, Jérôme Caillé favorise le BIO, le naturel, le réutilisable, le local et le bien-être. C’est pour cela que ses salons se dirigent vers un développement certain et durable.

Chloé MEDRYKOWSKI. 

 


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